Ce fameux CAP esthétique…. On a beau hurler dans toutes les écoles de massage qu’il n’est pas indispensable, certes, pour pratiquer les massages vous n’en avez pas besoin, mais pour faire des soins du visage, des manucures, des épilations et autres techniques réservées à l’esthétique, il est obligatoire.

Et si vous souhaitez travaillez en SPA ou en thalasso, la pratique des massages uniquement ne suffit souvent pas pour faire de vous un employé rentable.

Car « polyvalence » et « rentabilité » sont bien les maîtres mots de ces centres qui doivent eux aussi survivre aux taxes, aux charges salariales et aux mensualités de crédit.

Certains se demande alors : pourquoi ne pas passer ce satané CAP en 1 an dans une école privé?

Et bien la vérité, c’est que cela demande beaucoup de travail et de motivation.

Virginie, qui a réussie son CAP par correspondance et qui a aujourd’hui sa propre affaire avec 2 employées a eu la gentillesse de répondre à mes questions et de nous raconter son parcours.

Je vous laisse découvrir cette interview !

Bonjour Virginie et merci d’avoir répondu présente pour cette interview, pourriez vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Virginie Dubois, j’ai 42 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants. Il y’a plus de 4 ans maintenant, je débutais la formation du CAP esthétique par correspondance, que j’ai réussi. Après l’obtention de mon diplôme j’ai travaillé une année en tant qu’esthéticienne et conseillère beauté dans une parfumerie, et depuis plus de deux ans je suis esthéticienne et gérante de mon propre institut de beauté qui compte deux salariées.

Sur quels critères avez-vous choisi votre organisme de formation à distance ?

J’ai choisi ma formation à distance sur recommandation d’une amie qui avait eu de bons échos sur courscapesthetique.fr. Leurs prix étaient attrayants et ils étaient les seuls à cette époque à proposer des cours par matière et sans engagements. Si c’était à refaire, je referais la même chose.

De quelle façon vous êtes vous organisez pour l’apprentissage des cours ?

Je consacrais toutes mes soirées à l’apprentissage de la théorie et les mercredis et samedis après-midi à l’apprentissage de la pratique sur mes amies. Quand j’avais du retard sur le planning qu’ils m’envoyaient tous les mois, j’apportais mes cours au travail et j’apprenais le temps de la pause déjeuner. Je dois avouer que cette période de ma vie a été très stressante, entre mes enfants, mon mari, l’apprentissage et mon travail, j’étais débordée. D’ailleurs je conseille à celles qui sont dans la même situation que j’étais, avec enfants, travail, mari et apprentissage, qu’elles s’organisent bien dès le début.Je faisais les courses le mercredi matin, le ménage en rentrant du travail et les samedis matins en plus de m’occuper de mes enfants. J’avais un emploi du temps de ministre!

En moyenne, combien de temps par jours avez vous consacré à l’apprentissage ?

J’ai commencé en juillet. J’ai donc eu le mois d’août pour avancer dans le programme. Les soirs, je me mettais au travail après le dîner soit vers 20h00 jusqu’à en moyenne 23h00. Les mercredis et samedis après-midi, je commençais à m’exercer pour la pratique vers 14h00 jusqu’à 17h30-18h00 environ. Au minimum 20 heures par semaine. Mon emploi du temps était réglé comme du papier à musique.

Quelles ont été les difficultés majeures que vous avez rencontrer? Qu’est ce que vous avez eu le plus de mal à apprendre ?

La première difficulté a été de me replonger dans l’apprentissage.
Ça faisait 16 ans que j’étais sortie de l’école, mon cerveau a eu du mal à s’y remettre.La seconde, les nouvelles matières, les nouveaux mots, surtout de biologie et de cosmétologie mais je dois dire que l’équipe de ce site m’a beaucoup aidée et expliquée ce que je ne comprenais pas. La troisième, la pratique. Les premiers mois j’avais énormément de mal à retenir les différents gestes qu’ils montraient sur les vidéos mais au fil des entraînements et sans m’en rendre compte, ils devenaient machinaux.

Comment vous êtes vous organisez pour vous exercer en pratique esthétique ?

Pour la pratique esthétique, tous les mercredis et samedis, j’aménageais mon salon en institut de beauté, pour répéter encore et encore les différents gestes sur mes amies cobayes. D’ailleurs je pense qu’elles en avaient marre et qu’à la fin elles prenaient beaucoup sur elles.

Quelle est la raison qui vous a poussé à vous lancer dans ce métier ?

La profession d’esthéticienne m’a toujours passionnée mais comme mes parents voulaient à tout prix que j’ai au minimum le bac, j’ai laissé mon rêve de coté jusqu’à ce qu’un jour, mon rêve de petite fille revienne.

Quels conseils donneriez vous à celle qui souhaitent s’inscrire dans une école par correspondance ?

Avant toute inscription, je leur recommande de répertorier tous les organismes qui proposent cette formation, même si ça peut prendre plusieurs semaines.Ensuite de trouver des avis sur ces organismes sur une dizaine de sites internet différents (des avis sur les cours, les prix, le suivi qui est très important,…).Je leur recommande de trouver des avis sur plusieurs sites, car sur un même site c’est en général une personne ou un même groupe de personnes qui donnent leurs avis.Et aussi d’investir un minimum dans la formation, car je vois de plus en plus de filles qui se présentent dans mon institut de beauté à la recherche d’un stage sans aucun organisme. Elles disent préparer le CAP avec des livres. Les livres sont biens je suis d’accord, mais je suis désolée, ils ne peuvent pas remplacer des êtres humains, qui leur expliquent ce qu’elles ne comprennent pas. Et pour apprendre la pratique c’est encore moins évident.

Quels est selon vous le profil idéal de celles qui termine la formation et réussissent l’examen ?

Pour réussir cet examen à distance, je pense qu’il faut être motivée et savoir s’organiser.

Comment les employeurs perçoivent-ils votre candidature sachant que vous avez passé l’examen par correspondance ?

Ça dépendait vraiment des employeurs. Certains ne prenaient même la peine de répondre à mes candidatures, d’autres étaient à la fois curieux et intéressés car il faut avoir la « niaque » pour obtenir un examen à distance.

J’ai trouvé assez rapidement mon premier emploi chez Nocibé. J’étais 3 jours par semaine conseillère beauté et les 2 autres jours esthéticienne. Etant aujourd’hui du coté des employeurs, je peux vous dire que je ne fais aucune différence entre une fille qui a reçu une formation classique et une autre qui en a reçu une à distance.
Lors des entretiens, je me l’allonge sur la table de soin et je leur demande un mini soin du visage et ensuite une épilation pour voir ce qu’elles valent. Elles doivent me montrer de quoi elles sont capables pendant une petite heure, tout en respectant les bases et les règles de la profession.

Quel est selon vous le facteur clef de votre réussite ?

Les facteurs qui ont contribué à ma réussite sont ma motivation et le choix que j’ai fait quant à l’organisme de formation.

Je suis convaincue que l’un ne va pas sans l’autre, car la motivation du départ s’amenuise au fil des mois. On se démotive et la routine s’installe. Sans cet organisme qui me suivait et me motivait, je pense que j’aurais baissé les bras plus d’une fois.

Interview Réalisé par Elodie

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